Mormaison fête le Bon Père Monnereau : retour sur les manifestations du centenaire de sa mort en avril 1956 (France)

Le 26 avril 1856, disparaissait le Bon Père Monnereau, curé des Brouzils et fondateur de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie. Cent soixante-dix ans plus tard, jour pour jour, l’occasion nous est donnée de nous replonger dans les fêtes du centenaire de sa mort, en avril 1956. Un évènement marquant pour la Congrégation et pour la Vendée, qui contribua à ancrer durablement dans les mémoires l’héritage du fondateur et de ses œuvres.
L’hommage de la Vendée tout entière à ses chères Sœurs de Mormaison
En ce début du mois d’avril 1956, le voyageur qui passe par Mormaison est surpris par la file d’automobiles et d’autocars venus de toute la Vendée, mais aussi des Deux-Sèvres, de Nantes et des Charentes, stationnant devant la Maison Mère. Le Père Monnereau lui-même aurait sans doute été étonné d’une telle affluence pour commémorer le centenaire de sa disparition.
Par ces journées, les religieuses des Sacrés-Cœurs souhaitent rappeler et faire connaître la mémoire du « Bon Père Monnereau », comme on l’appelle affectueusement. Curé des Brouzils pendant quarante-deux ans, il fut animé d’un infatigable esprit missionnaire, d’une profonde humilité et d’un cœur de feu.

Il est le fondateur des « Petites Sœurs de Mormaison », que l’on voit chaque jour sous leur coiffe blanche, leur voile noir, le cœur d’argent sur la poitrine. La Vendée les aime parce qu’elles sont ses enfants et témoigne de leur simplicité et de leur dévouement sans limites auprès des enfants et des jeunes filles, dans les écoles, les maisons familiales, les groupes d’Action catholique ou encore sur les chemins, auprès des malades et des mourants.
Exalter le souvenir et les vertus du Père Monnereau c’est aussi retracer l’histoire de toute la congrégation à travers une exposition, présentée en cinq salles et qui a demandé du temps de préparation aux religieuses.
La première salle, avec le tableau des origines (le Père Monnereau et les premières religieuses) et placée sous l’image du Christ, est consacrée à l’enseignement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 215 établissements, dont 187 écoles primaires (169 en Vendée), 8 cours complémentaires, 4 pensionnats, et un orphelinat, accueillant au total près de 25 000 élèves. Un espace est également consacré au Canada, présentant les œuvres missionnaires : pensionnat, école de 13 classes, 14 écoles de campagne, ainsi que les services rendus auprès des Pères du Saint-Esprit à Montréal et à Saint-Alexandre-de-Gatineau.
Une autre salle met en lumière les neuf maisons familiales et les œuvres hospitalières, dont 17 maisons de retraite : « Devant vos yeux passent ces diligentes infirmières, qui, à pied, qui en bicyclette, qui en moto, qui en auto, qui en yole se rendent au chevet des malades. Elles sont une centaine, toutes diplômées d’État. »
Dans une autre salle, sont exposés les objets ayant appartenu au Bon Père, son calice, ses bréviaires, son chapelet, ses vêtements, son bâton, ainsi qu’une fiole contenant une partie du sang, resté liquide et coloré, prélevé peu avant sa mort par son médecin, le docteur Buet.
Enfin, une dernière salle est consacrée à Madagascar, où près de 21 sœurs œuvrent à l’extension de l’Église auprès des populations locales.
Témoignages et souvenirs du centenaire
Vu par une Postulante de trois semaines : « Les fêtes du Centenaire ! Quel Centenaire ?… Personne n’ignore plus, en Vendée et aux alentours, qu’on célèbre dans la Communauté des Religieuses des Sacrés-Cœurs de Mormaison le centenaire de la mort du fondateur, le Père Monnereau, et que viennent de se dérouler à la Maison mère des jours inédits, consacrés à la mémoire du Bon Père et à la mise en relief de l’œuvre effectuée, depuis plus d’un siècle, par celles que l’on appelle les petites Sœurs de Mormaison […] le Noviciat a vu surgir mille et une péripéties insolites, car nos salles familières, notre réfectoire, nos cloîtres, nos cours, notre enclos, ont étés témoins muets d’une véritable invasion d’hommes, de femmes et d’enfants, surtout de petites filles accompagnées des Religieuses des Sacrés-Cœurs, venus des quatre coins de la Vendée pour visiter la « gigantesque Exposition du Centenaire ».
Vu par une Juvéniste : « Je puis dire que la note dominante de mon âme dans ces fêtes fut la joie !…joie de passer ensemble, dans la grande famille de l’Epiardière, la fête de Pâques ; joie de voir tant de monde affluer à Mormaison pour exalter le Bon Père Monnereau et entourer les religieuses de sympathie ; joie d’un soleil magnifique, don du Seigneur, si bon pour qui espère en lui ; ce soleil m’a semblé un sourire du Bon Dieu à nos fêtes en l’honneur de son fidèle serviteur…joie de penser que ces jours pouvaient être semence de vocations dans les cœurs généreux ; joie de voir les Sacrés-Cœurs exaltés et leur règne s’affermir et se répandre par le moyen des « petites Sœurs » de Mormaison. Comme j’ai prié pendant ces jours bénis ! Mon âme avait des ailes !… J’ai supplié les Sacrés-Cœurs de répandre leurs grâces sur toutes nos Bonnes Mères, les Religieuses et autres personnes dévouées qui se sont donné tant de mal pour faire du Centenaire une si splendide réussite. […] C’est beau tout de même d’être une Juvéniste ! Qu’on essaie de rire de la « petite Bonne Sœur » ! Je suis fière de mon titre et proclame à qui veut l’entendre que je suis de la famille du Bon Père Monnereau. […] Ces fêtes ont été pour moi une révélation, je l’avoue, de l’esprit de Mormaison. […] À mon insu, je baignais dans cette atmosphère de simplicité que les prédicateurs ont soulignée à l’envi. Puisque j’en ai pris davantage conscience, je veux plus que jamais être de la lignée des « petites Sœurs de Mormaison », en me simplifiant de plus en plus ! »
Vu par une religieuse de Fondation : « Monseigneur clôtura les fêtes en souhaitant aux Sœurs de Mormaison de continuer longtemps encore, dans le diocèse et ailleurs, même très loin si le Bon Dieu le leur demande, leur vie de dévouement à l’Eglise et aux âmes. Devant le succès de ce centenaire, la petite Sœurs de Mormaison se sent fière d’appartenir à cette Congrégation. »
La pièce de théâtre : la vie du Bon Père Monnereau
Dans le réfectoire transformé en salle de théâtre, la foule se presse pour assister à une représentation donnée par les Juvénistes de l’Epiardière et quelques novices. À travers une succession de tableaux, la vie du Père Monnereau est mise en scène.
Les décors, pensés dans les moindres détails, et les jeux de lumière accompagnent le déroulement de cette fresque qui retrace l’existence de Pierre Monnereau et de la fondation de la congrégation ; en voici le récit.

La pièce débute par une série de scènes évangéliques, centrées sur le Sacré-Cœur, illustrant l’amour de Jésus pour les hommes : la Samaritaine, Marie-Madeleine, les enfants, puis Sainte Marguerite-Marie.
Puis retentissent les cloches du baptême du petit Pierre, célébré le 29 juillet 1787 à Saint-Martin-des-Noyers. Suivent des scènes de la vie familiale et religieuse, c’est la prière touchante des femmes pendant que leurs maris sont à la guerre. Puis, Maman Marguerite raconte à ses enfants la délivrance de leur père des mains des Bleus, et plus loin, elle fait, à la vieille Mélie, le récit de la vocation de Pierre.
M. Monnereau arrive aux Brouzils le 14 août 1814, comme curé. On entend les réflexions des gens après son premier sermon : « Notre prêtre est un saint ! » Peu après, il fonde la congrégation.

On assiste à la naissance des premières vocations : deux petites filles, Esther Blé et Adèle Payraudeau, échangent leurs impressions et leurs désirs, tandis que Marie-Charlotte Payraudeau se décide à suivre l’appel du Sacré-Cœur. Malgré les critiques et les oppositions, le Père Monnereau tient bon.
Plus tard, sa servante Angélique, raconte des traits de sa charité. Un orage symbolise ensuite le transfert de la congrégation à Mormaison, suivi d’un ballet et d’un chant exprimant la joie de Mormaison de l’accueillir. La représentation s’achève par un chœur final devant le tableau des Sacrés-Cœurs laissant l’assistance profondément impressionnée.
Monseigneur Cazaux prend alors la parole pour exprimer la reconnaissance de tous, remercier la Révérende Mère Supérieure et souhaiter la prospérité à la congrégation.

Cent soixante-dix ans après la mort du Père Monnereau et bien au-delà des commémorations, son héritage demeure bien vivant.
Depuis les fêtes du centenaire de 1956, le contexte a certes bien changé, mais la congrégation a toujours su s’adapter, repenser ses missions et parfois se retirer de certaines œuvres.
L’inspiration fondatrice du Père Monnereau demeure toujours : par une attention privilégiée aux plus fragiles, un engagement dans la santé et l’éducation enraciné dans l’Évangile et une proximité concrète avec les populations locales. Aujourd’hui encore, cet esprit continue d’inspirer et de porter du fruit, pour les religieuses et laïcs associé(e)s à la Congrégation. Ils essaient d’incarner à la manière de Pierre Monnereau l’amour des Cœurs de Jésus et de Marie.
Thomas AUBIN, archives de la congrégation
Exposition photos à la Maison mère (France)
Vous recherchez une idée de sortie ?
Venez découvrir le travail de Jean-Noël PINEAU qui exposera ses photographies tous les après-midis (de 14h à 17h), du 28 avril au 21 mai 2026 à la Maison mère à Mormaison !

La joie se partage dans une rencontre intergénérationnelle à la Maison mère (France)
En ce jeudi 26 mars, nous accueillons à la Maison mère les assistantes maternelles du secteur du Poiré-sur-Vie. Visite tant attendue. Pour nous les sœurs, c’est un heureux moment de voir arriver ces petits avec leurs nounous, si joliment habillés, déguisés avec leur robe et costume de fête aux couleurs très variées. Ils nous avaient réservé des danses et des chants qu’ils avaient appris et répétés depuis plusieurs semaines. Bravo à tous, des applaudissements ont résonné dans toute la maison pour la joie des petits et des grands.
Place ensuite à la surprise. Mais quelle surprise ? Un défilé dans notre salle à manger au moment du déjeuner. Toutes très heureuses de voir ce petit monde déambuler, chanter, bouger. En prenant le temps de s’arrêter à chaque table et de dire à chacune de nous « bonjour ».
Et regagner la salle Horizons pour un pique-nique très apprécié de tous. Les enfants nous ont laissé un joli dessin, masque en souvenir de leur passage parmi nous. Prochain rendez-vous cet été.
Merci !
Sr Madeleine G.
La communauté du Noviciat (Madagascar)
Nous sommes 13 personnes à vivre dans la communauté Noviciat à Madagascar : 4 sœurs, 6 novices en deuxième année et 3 novices qui font leur année canonique.
La formation des novices se fait sur deux années. Les programmes sont organisés pour permettre l’épanouissement des jeunes sur les plans spirituel, humain et dans le développement personnel. Pour cela, les novices ont des cours tous les jours soit avec des sessions intercongrégation, soit par des cours magistraux donnés par les « maîtresses » de novices. De temps en temps, à la fin des chapitres, elles prennent un temps de réflexion pour échanger sur ce qu’elles ont reçu dans les cours.
Ensuite, ces jeunes peuvent se lancer à accomplir divers services dans la communauté. Pour cela, elles ont des cours de savoir-vivre et une initiation en couture (petits raccommodages).
La culture du riz est assurée par la communauté Noviciat, ce qui permet d’assurer les besoins alimentaires quotidiens.
Nous sommes ravies de partager quelques photos sur les activités des novices. La joie de vivre qui les anime leur permet de poursuivre leur chemin avec le Christ.
Sœur Julia
Sœurs du Sacré Cœur de Coutances : Un demi-siècle de dévouement aux blessés et enfants de la mine (France)
Au tout début du XXe siècle, les Sœurs du Sacré-Cœur de Coutances, à la fois enseignantes et hospitalières, dirigent de nombreux établissements, écoles, hospices, postes de gardes malades…, en Normandie, mais également dans plusieurs départements limitrophes. Depuis plusieurs années, déjà, des mesures successives visent à réduire l’influence des congrégations religieuses en France. L’année 1904 marque un tournant décisif, puisque l’enseignement est à présent interdit aux Congrégations, entraînant la fermeture de nombreuses écoles alors tenues par des religieuses.

C’est dans ce contexte que le directeur de la Compagnie des mines de Marnes, qui aménage un hôpital destiné aux ouvriers d’Auchel (Pas-de-Calais), sollicite les Sœurs du Sacré Cœur de Coutances afin d’assister le docteur Hernu (1849-1920), dans les soins aux blessés. Il s’agit de la première implantation de la Congrégation dans un milieu industriel et ouvrier, dont elles vont découvrir la difficulté du travail minier et les malheurs.
« Leur dévouement au chevet des mineurs blessés vaudrait leur zèle à instruire les enfants »
Le 24 août 1903, cinq premières sœurs arrivent à Auchel. Un traité est alors conclu entre Monsieur Rainbeaux (1834-1916) administrateur, Directeur Général de la Compagnie des Mines de Houilles de Marnes, et la Supérieure Générale de la Congrégation du Sacré Cœur de Coutances. La Compagnie, met à la disposition des religieuses une maison entièrement équipée : lits, meubles, ustensiles et matériel nécessaire. Les sœurs sont nourries, logées, blanchies et éclairées aux frais de la Compagnie qui précise également les modalités de leur mission à l’hôpital d’Auchel.
Placées sous l’autorité du médecin de la Compagnie, elles prodiguent leurs soins aux ouvriers blessés, hospitalisés ou venant pour des pansements. En cas de besoin, l’une d’elles peut également se rendre au domicile des membres du personnel dirigeant pour leur apporter des soins. Pour chaque sœur, la compagnie verse un traitement annuel de deux cent cinquante francs, payé par semestre à l’avance.
Le 1er février 1904, une sœur est affectée au service de la Goutte de lait qui vient d’ouvrir. Cet établissement vise à lutter contre la forte mortalité infantile qui frappe les familles ouvrières en ce début de siècle. Inspiré des travaux de Pasteur (1822-1895), le service propose des consultations médicales assurées par le médecin de l’hôpital ainsi que la distribution de lait. Face à l’affluence croissante, rapidement, une seconde sœur vient renforcer le service.
Du côté de l’hôpital, la fréquentation augmente rapidement en lien avec l’expansion de la mine. Les interventions auprès des blessés sont nombreuses, de jour comme de nuit. Les religieuses font alors preuve d’un grand sens de l’organisation et d’une rigueur exemplaire. Dans un contexte où la médecine progresse et exige un personnel qualifié, certaines sœurs passent le diplôme d’infirmière afin d’acquérir de nouvelles compétences.

En 1912, le docteur et les sœurs de l’hôpital sont confrontés à la catastrophe de La Clarence, un coup de grisou qui fait de nombreux blessés, gravement brûlés. Leur dévouement dans ces circonstances exceptionnelles est unanimement salué, « Et quels blessés ! Quelle vision d’horreur, dont je n’ai point perdu le troublant souvenir et quels soins délicats, vous et vos non moins dévouées compagnes, leur avez prodigués. Hélas ! Presque toujours sans résultat ».
La reconnaissance d’une vie d’apostolat
À partir d’octobre 1914, l’hôpital d’Auchel est réquisitionné pour accueillir les blessés du front de l’Artois et soigner les maladies contagieuses. Durant toute la durée du conflit, les sœurs assurent une présence continue au chevet des malades, suscitant l’admiration du personnel militaire. En 1917, huit religieuses du Sacré Cœur exercent à l’hôpital d’Auchel.

En reconnaissance de leur engagement durant la guerre, trois sœurs reçoivent la Croix de guerre.
Ont été citées à l’ordre n°31 de la Xe Armée du général de Maud’huy, 15 novembre 1914, mesdames :
Marie Leseigneur, Sœur Saint-Théotime, infirmière à l’hôpital des contagieux d’Auchel (Pas-de-Calais) : « S’est consacrée au soin des typhoïdiques de cet hôpital de contagieux, travaillant jour et nuit avec un inlassable dévouement. »
Marie Josèphe Mincent, Sœur Saint-Pierre-Fourrier, infirmière à l’hôpital de contagieux d’Auchel : « S’est consacrée aux soins des typhoïdiques de cet hôpital de contagieux, travaillant jour et nuit avec un inlassable dévouement. »
Joséphine Paulloux, sœur Sainte-Zoé, infirmière à l’hôpital de contagieux d’Auchel : « A aidé avec la diligence la plus éclairée et la meilleure volonté à l’organisation rapide de l’hôpital de contagieux d’Auchel.»

Après la guerre, la Compagnie minière reprend la gestion de l’hôpital et les sœurs reprennent également leurs missions auprès des blessés de la mine. En 1931, une nouvelle distinction vient saluer ces années d’engagement, par la remise de la médaille du travail à la Supérieure, Sœur Sainte Zoé.
En 1939, le départ des Sœurs semble être envisagé, mais le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le repousse. En 1940, les religieuses participent activement au développement d’un service de chirurgie moderne, afin de répondre aux besoins croissants des mineurs et de leurs familles.
Toutefois, en 1954, le manque de personnel contraint la Congrégation à rappeler les sœurs de l’hôpital d’Auchel dans la Manche, « Ainsi, mes chères Sœurs, votre passage à Auchel aura été pour nous un grand bien ».
Pendant cinquante ans, les Sœurs du Sacré Cœur de Coutances se sont entièrement dévouées aux soins de la population minière, suscitant admiration et profond regret lors de leur départ. Cet apostolat témoigne de l’importance des Congrégations hospitalières, dans le souci d’apporter le soin au corps et le salut des âmes.
Thomas Aubin, archiviste
Nouvelles de Madagascar – Février 2026
Les deux cyclones qui ont frappé Madagascar
En dix jours, les cyclones Fytia et Gezani ont frappé Madagascar, laissant 400 000 personnes en situation d’urgence. Pluies, inondations et vents violents ont causé des dégâts considérables.
A Tamatave par exemple, la deuxième plus grande ville de l’île, l’ampleur des dégâts est impressionnante.
« Les autorités ont indiqué que 80 % de la ville a été endommagée. La ville fonctionne avec environ 5 % de son approvisionnement en électricité et il n’y a pas d’eau », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Tania Goosens, Représentante du PAM à Madagascar, relevant que leur bureau et un entrepôt sur place ont été complètement détruits.
Les autorités malgaches font état de 38 morts, 374 blessés et plus de 260 000 personnes touchées. Des familles ont perdu leur maison et de nombreux bâtiments, commerces et écoles, voire l’hôpital, ont subi d’importants dégâts. (Site internet)
A Mahajanga, le cyclone Fytia a fait son travail aussi, mais il n’était pas très fort comme Gezani. Il a quand même arraché les toits de plusieurs salles de classe à l’Ecole Sainte Anne à Maevatanana et la maison des instituteurs à l’école Sainte Thérèse d’Ambato-Boeny.
Echos des tournées sur la côte-est de Madagascar
A contrario, nous avons eu une très bonne nouvelle : la route nationale N°5 a eu des réparations importantes. Tous les ponts entre Soanierana-Ivongo et Mananara-Nord, étaient presque refaits. Il n’y a qu’un bac pour remplacer un pont qui demande une réparation. De Soanierana-Ivongo à Vahabe, la route est goudronnée. C’est sur la tranche Ivontaka qu’il n’y a pas eu de rénovation du tout.
Cela fait vingt quatre ans que je ne suis pas allée à Mananara-Nord. Elle est devenue une grande ville. Nous voyons des maisons un peu partout : je n’ai pas retrouvé les cocotiers, les petites forêts d’auparavant ; que des constructions! Mananara-Nord est un fief de la vanille et du girofle. Des commerçants sont nombreux, surtout ceux qui vivent des produits locaux. Certains font la loi pour ces produits. Ils sont un peu partout. Ceux qui ont des navires aussi sont contents car la route est mauvaise. Ils naviguent entre Tamatave et Mananara-Nord avec leurs embarquements.
La ville de Soanierana-Ivongo aussi est marquée par quelques changements. Deux stations d’essence vous accueillent en rentrant de la ville. « Je (Carole) suis partie de Soanierana en 2010. J’ai côtoyé les instituteurs qui travaillent encore à l’école Saint Antoine de Padoue, les sœurs et les aspirantes. Que des bons souvenirs ! » A chaque endroit, nous avons essayé de rencontrer les prêtres qui travaillent avec nos sœurs.
Nous avons terminé notre visite de la côte-est par Fénérive-Est. C’est le chef-lieu de cette partie de Madagascar.
Après les rencontres avec les sœurs, les instituteurs, les élèves et les associés, nous avons eu la chance de fêter les 25 ans de ce diocèse. La fête a duré 3 jours. Le premier jour était marqué par les témoignages des 9 ordonnés : quatre prêtres et cinq diacres. Le deuxième jour était la messe d’ordination. Le Nonce Apostolique et quelques évêques étaient là. La messe a débuté par une grande pluie, mais les gens restaient sans bouger. Le troisième jour, c’était la fête du 25ème anniversaire. Du monde partout. L’organisation était bien réalisée. Le gens de Fénérive ont donnéà manger à tous les visiteurs, depuis jeudi midi jusqu’à dimanche midi. Chapeau !
Le cardinal y était avec les autres évêques. Il était très triste en demandant des aides pour Tamatave qui, a été frappé par le cyclone Gezani. Toutes les infrastructures sont détruites. Tamatave devait accueillir les Journées Mondiales de la Jeunesse au mois d’août mais, vu les dégâts du cyclone, ces journées se feront l’année prochaine.
Au retour pour Majunga, nous sommes passées à Maevatanana, visiter nos sœurs, nos aspirantes et nos associés là-bas. Nous n’avons pas oublié la famille de sœur Fanja (Marie-Francine). Nous avons vu son père, ses sœurs et ses nièces.
Nous sommes arrivées à Majunga de bon cœur et de bonne humeur. Merci à vous tous pour les belles rencontres !
Sœur Carole et Sœur Lidwine
Départ des Sœurs de la Communauté de la Sainte Famille de Fontenay (France)
La fermeture de cette communauté, située sur le site de la Congrégation de l’Union Chrétienne, marque la fin d’une longue histoire de service et de proximité dans la ville de Fontenay-le-Comte.
Une messe d’action de grâces et d’au revoir, à l’église Notre-Dame, le dimanche 11 janvier 2026 a rassemblé de nombreux paroissiens et amis. Une trentaine de Sœurs des Sacrés-Cœurs étaient présentes et, parmi elles, les Sœurs issues de la Congrégation de l’Union Chrétienne qui avaient pu venir. Le diocèse de Luçon était représenté par le Père Robert Daviaud, délégué diocésain pour la Vie consacrée.
A la fin de la célébration d’une belle qualité, Sœur Emmanuelle Bertho s’est adressée à l’assemblée pour rappeler brièvement l’œuvre de la Congrégation de l’Union Chrétienne depuis 1703 et de conclure : « C’est donc dans l’action de grâce que nous nous retrouvons ce matin pour ces années de présence parmi vous, de témoignage de Sœurs enracinées dans ce terreau de Fontenay et proches des gens. Merci à elles, merci à vous avec qui nous avons tissé des liens au fil des années ».
Autour d’un verre de l’amitié offert par la paroisse, les partages se sont concrétisés dans les échanges spontanés. Puis les Sœurs présentes se sont retrouvées pour un pique-nique joyeux auquel ont pris part l’abbé Carl Bassompierre, curé de la paroisse Sainte-Claire de Fontenay et le Père Robert Daviaud.
NB : la présence des Sœurs des Sacrés-Cœurs à Fontenay continue avec la présence d’une petite communauté à l’extrémité de la ville.
Sr Marie-Thérèse GANTIER et Sr Jeanne-Marie BAUDIN
Echos de la fête de Noël et de la Bonne année (Madagascar)
BIENVENUE BENEFICE

La fête de Noël à Amborovy a été marquée par la naissance de Bénéfice, un beau petit veau. Sa maman, nous l’avons achetée à Antsirabe, au début du mois de décembre. Arrivée à peine deux semaines à Majunga, elle a donné naissance à ce beau bébé. C’est pour cela qu’on lui donne ce nom « BENEFICE ». Bienvenue, Tonga soa BENEFICE.
LE REPIQUAGE DE RIZ
Cette année, la pluie est vraiment abondante à Madagascar. Il pleut presque chaque nuit. Tout est vert. C’est le moment du repiquage de riz. Dans d’autres endroits, c’est la récolte. Si la pluie vient comme cela, la récolte sera bonne au mois de mai ou juin. Mais il y a aussi l’inconvénient. La partie basse, surtout à Tananarive, est inondée. Des terrains, des pierres qui croulent dans des maisons sur la partie haute. C’est dommage.
LA FETE DE LA BONNE ANNEE
De coutume, les sœurs des Sacrés-Cœurs de Majunga ville, fêtent le nouvel an ensemble, dans notre fief de la congrégation, à Amborovy.
Les festivités ont commencé par une messe présidée par nos frères, nos pères jésuites, dans la chapelle de nos sœurs aînées. Ils étaient quatre à la fête ; trois prêtres et un frère régent.
Après la messe, c’était le repas. Chaque communauté emporte son plat du jour et on les mettait ensemble pour pouvoir les manger. La province s’occupe de la boisson et du dessert.
La cérémonie a été marquée par des danses et des chants préparés par chaque communauté. Il y avait aussi des échanges des cadeaux entre communautés. L’ambiance y était.
L’Ecole Notre-Dame de Majunga et nos écoles de Fianarantsoa aussi ont bien fêté le nouvel an. C’est toujours des belles fêtes, Noël et la Bonne année, surtout quand on est en famille, famille des Sacrés-Cœurs. Vive le Sacré-Cœur de Jésus. Vive le Cœur Immaculé de Marie !
Merci et à très bientôt.
Sœur Carole
Mission de l’Association ARINA (Madagascar)
PRESENTATION DU CENTRE ARINA
HISTORIQUE
Le Centre ARINA est un centre du jour qui a été créé pour accueillir les enfants et jeunes ayant des problèmes avec la loi, notamment ceux qui sortent de prison et ceux qui sont en liberté surveillée. L’objectif est de les réintégrer au sein de la société de réduire le taux de récidive. Le centre est établi et opérationnel depuis 2022. Il a été fondé par soeur Zita RASENDRANIRNA, Soeur des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie et quelques bénévoles et est désormais supporté par l’association ARINA depuis 2023.
MISSION
Elle a pour principale mission de :
Donner à ces jeunes les ressources nécessaires pour qu’ils puissent évoluer sur les plans social, psychologique, intellectuel, etc., afin de les réintégrer progressivement, avec dignité, la société.
Cela se fera à travers diverses activités, telles que :
– Les formations professionnelles,
– Le soutien ou la réintégration scolaire,
– Le développement personnel.
NB : Nous faisons également de l’hébergement pour les enfants/jeunes qui viennent de sortir de prison en attendant leur retour au village.
Le centre est situé à Tsaramandroso Ambony, chez les soeurs des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie, à Majunga, Madagascar.
NOS MOYENS
Les moyens de l’Association comprennent :
– Les cotisations de ses membres
– Les dons offerts par les personnes bienfaitrices et les associations.
– Les levées de fonds organisées par l’Association.
OBJECTIFS
– Objectif global : réintégration des mineurs
– Objectifs spécifiques :
- Orientation professionnelle,
- Evolution scolaire,
- Evolution sociale,
- Maintien des droits des enfants.
ACTIVITE DEPUIS LA CREATION






Soeur Zita
REMERCIEMENTS
En ce début de l’année, toute l’équipe d’ARINA tient à vous adresser ses plus sincères remerciements pour votre solidarité et votre aide précieuse envers ces jeunes en difficulté que nous accompagnons.
Grace à nos efforts communs, les résultats sont concrets : beaucoup d’entre eux ont repris le chemin de l’école ou ont entamé une formation professionnelle. Certains ont obtenu leurs Baccalauréat, leurs BEPC ou divers certificats de fin de formation.
Nous avons également pu acquérir de nombreux équipements, notamment pour la mise en place de l’atelier de cordonnerie, la création d’une basse-cour, et bien d’autres projets avec différents matériels pour des activités. Tout cela a été rendu possible grâce à vous.
Nous ne pourrons jamais vous rendre tout l’amour que vous avez manifesté, mais nous prions pour que Dieu vous le rende au centuple.
Vous êtes nombreux à nous avoir soutenus, directement ou indirectement.
Nous espérons vivement que notre collaboration se poursuivra afin d’aider ces jeunes à se relever et à se construire un avenir meilleur.
Sr Zita
Fin de l’année 2025 en République Dominicaine
L’ÉCOLE ESPERANZA Y VIDA FE Y ALEGRÍA
L’École Esperanza y Vida Fe y Alegría a été fondée en 2000, à la suite du passage dévastateur du cyclone Georges, dans le but d’apporter un soutien aux mères à faibles ressources du quartier défavorisé de Guaricanos, à Saint-Domingue. À ses débuts, l’école accueillait de jeunes enfants de 3, 4 et 5 ans, en leur offrant un espace sûr d’éducation, de soins et d’espérance au cœur d’une réalité difficile.
Au fil du temps, grâce à l’engagement constant de son équipe éducative et au précieux soutien solidaire de diverses personnes et institutions, l’école a connu une croissance significative. Aujourd’hui, Esperanza y Vida compte 529 élèves, du niveau initial jusqu’à la 6ème de l’enseignement primaire, devenant ainsi une référence éducative et sociale au sein de la communauté.
Dès ses premières années, Les Dames Diplomatiques en République dominicaine ont fidèlement accompagné ce projet, en apportant leur appui à différents niveaux : éducatif, social et humain. Leur engagement constant et généreux contribue au développement intégral des enfants.
Chaque année, en signe de proximité et de solidarité, les Dames Diplomatiques visitent l’école pour célébrer Noël avec les élèves. Cette année encore, elles ont partagé une journée spéciale placée sous le signe de la joie, de la convivialité et de la fraternité, en célébrant et en partageant un repas avec les enfants, créant ainsi des souvenirs empreints de sourires et d’espérance.
L’ÉCOLE ANGÉLICA MASSÉ FE Y ALEGRÍA
L’École Angélica Massé Fe y Alegría a également célébré Noël avec l’ensemble de son personnel, dans une ambiance de fraternité, de gratitude et de joie. Cette célébration a réuni les 50 collaborateurs de l’institution, parmi lesquels des enseignants, des psychologues, du personnel administratif et du personnel de soutien, qui contribuent chaque jour, avec engagement et dévouement, à la formation intégrale des élèves.
En République Dominicaine, il est de tradition que toutes les institutions célèbrent Noël avec leurs employés, en signe de reconnaissance pour le travail accompli tout au long de l’année et afin de renforcer les liens humains et communautaires. Fidèle à cet esprit, l’École Angélica Massé a tenu à exprimer sa gratitude pour l’effort, la vocation de service et l’accompagnement constant de l’ensemble de son équipe.
Cette année, la célébration s’est déroulée dans un rancho situé en montagne, un cadre naturel qui a offert un espace propice au repos, au partage et à la convivialité. Au cœur de la nature, le personnel a vécu une journée spéciale, marquée par la joie, l’unité et la reconnaissance, renforçant ainsi le sentiment d’appartenance et l’engagement envers la mission éducative de l’institution.
CELEBRATION DE NOËL DES SŒURS EN REPUBLIQUE DOMINICAINE

Chaque année, au mois de décembre, les Sœurs de la République dominicaine tiennent leur Assemblée annuelle, un temps important de rencontre, de réflexion et de communion fraternelle. Traditionnellement, cette Assemblée se conclut par la célébration de Noël, vécue ensemble autour d’un dîner festif et d’une soirée de joie et de convivialité le 25 décembre.
Cette année, en raison de l’arrivée anticipée de Sœur Martine, il a été nécessaire d’avancer la tenue de l’Assemblée. Toutefois, ce changement de calendrier n’a pas empêché les Sœurs de vivre pleinement la fête de Noël, célébrée ensemble dans la nuit du 25 décembre au sein de la communauté de Saint-Domingue.
Ce fut un moment gratuit et profondément significatif, marqué par la fraternité, la joie et le partage simple, au cours duquel chacune a pu renouveler les liens communautaires et le sentiment d’appartenance à une même famille.