Saint Joseph à la Maison mère (France)

« Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint (…) » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. »  Matthieu 1, 20-24

En cette solennité de la Saint Joseph, Sr Brigitte NÉAU prend bien soin de fleurir son petit parterre de fleurs dédié au Saint. Bravo Sr Brigitte ! Que Saint Joseph intercède pour nous !

Sandrine Thomas, assistante de communauté de la Maison mère

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Les origines d’une Congrégation (1652-1790), les Sœurs du Sacré-Cœur de Coutances (France)

Avant de s’installer durablement à Coutances, en 1840, la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus* a d’abord pris naissance à Périers (Manche), dans la petite école de filles, créée en 1652 par Jeanne Langlois (1625-1707). Cet article se propose de revenir sur la naissance de cette Congrégation, une des « premières-nées du Sacré-Cœur », à travers les quelques documents les plus anciens, conservés aux archives, et témoins des origines.

Les humbles commencements, la fondation de l’école de Périers

Au milieu du XVIIème siècle, le diocèse de Coutances reste profondément marqué et dévasté par les guerres de Religion, la quasi majorité des écoles a disparu et l’ignorance règne en maître. Terre de mission s’il en est, la reconquête doit se faire par l’éducation chrétienne et la création de nouvelles écoles. C’est dans ce sillage, que Jeanne Langlois, originaire de Sainteny, crée en 1652 à Périers, une école pour l’instruction des petites filles pauvres. Les débuts sont modestes, l’école s’installe dans une boulangerie et rapidement vient l’aider une fille du bourg de Périers, Barbe Lair. L’instruction des petites filles du village suit le programme de l’autorité ecclésiastique, avec des cours de lecture, grammaire, calcul, et enseignement religieux qui est le but essentiel de l’école. Les deux institutrices créent aussi un atelier de travaux manuels, afin de permettre aux petites filles pauvres de la campagne de gagner honnêtement leur vie. En 1661, par la mise en commun de ce qu’elle possédait, est permise la création d’une petite épicerie capable de financer, d’assurer la pérennité et la gratuité de l’école. Prémices de la communauté naissante, cet acte de 1661 précise que « tout profit ne peut être personnel, mais à l’usage du bien commun ». Et, en 1672, la renommée de cette petite école grandissante, une troisième institutrice, Barbe Rault, vient les aider.

L’influence des Eudistes sur la communauté naissante

Pour que l’école puisse perdurer et prospérer, une aide financière devient nécessaire. Les trois institutrices doivent la poursuite de leur œuvre au Père du Pont (1618-1685), membre de la Société de Jésus et de Marie (Eudistes) et Supérieur du Séminaire, qui leur apporte cette aide par un don généreux, en achetant une maison et un jardin pour l’école, ajoutant à cela une petite somme d’argent, puisque ne disposant pas de lettre patente, les institutrices ne peuvent recevoir d’aide pour l’école « gratuite pour les enfants pauvres ». Le 14 novembre 1674, l’évêque de Coutances, Charles-François de Loménie de Brienne (1637-1720), « approuve et confirme » la fondation, et encourage les trois institutrices « à se bien acquitter de leur emploi, étant le plus grand qu’on puisse avoir pour le salut des âmes ». Afin de permettre le développement de leur œuvre, le Père du Pont confie à son assistant, le Père Thomas Moisson (1633-1699), de rédiger une règle commune de vie pour les pieuses institutrices, prémices de la communauté naissante. Le lever y est « fixé à 5 h heures pour les institutrices, elles doivent assister chaque jour avec les enfants de l’école à la messe ». Cette règle est décrite comme claustrale, « les institutrices ne doivent sortir que par nécessité et rentrer le plus tôt possible. Avant le dîner et le souper, elles réciteront les litanies en usage dans la congrégation de Jésus et Marie, et notamment le samedi midi, les litanies du Cœur de Jésus, et le samedi soir, celles du Cœur de Marie ». Un costume leur est donné, il s’agit « d’une petite robe noire, une ceinture de laine et une coiffe de camelot ». Ce règlement, conçu pour les trois maîtresses d’école, donne des orientations pour « la vie chrétienne, la pratique des vertus », imprégné de l’esprit de Saint Jean Eudes (1601-1680), son auteur y donne quelques préconisations pour développer « les vertus d’humilité, de charité, et de dévotion aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie ». Si leur vie ne diffère qu’en peu de choses de celles des religieuses dévouées à l’enseignement, les trois maîtresses n’en sont pas, elles sont des associées, ayant pour nom Filles de l’Instruction chrétienne.

Seconde naissance, un institut religieux sous le vocable du Sacré-Cœur

Le début du XVIIIème siècle est marqué par plusieurs événements, prémices à la création d’un institut religieux. D’abord en 1695, avec la nomination de Jeanne Langlois comme Supérieure des associées, ce qui n’est pas sans déclencher quelques conflits entre elles, et provoque le départ de Barbe Lair. En 1707, âgée de 88 ans, Jeanne Langlois, la fondatrice, décède. Si l’on parle toujours à ce moment-là des Filles de l’Instruction chrétienne, la communauté s’accroît rapidement, avec la création d’un pensionnat, la construction d’une chapelle et prend de plus en plus la physionomie d’un couvent. C’est en 1783, sous l’impulsion de Monseigneur de Talaru (1727-1798), que la communauté prend véritablement l’apparence d’un institut religieux. L’évêque de Coutances d’alors, désire ardemment avoir dans son diocèse une Congrégation de Sœurs en charge de l’instruction des filles et du soin des malades. C’est la communauté de Périers qui retient son attention et qu’il destine à ces missions pour le diocèse. La religion avait inspiré la communauté depuis les débuts, c’est donc naturellement qu’elle accompagne son développement sous le nom de Société des Filles du Sacré-Cœur de la Providence. Un nom suggéré par l’influence Eudiste et la dévotion spéciale que la communauté a toujours eue pour le Sacré-Cœur, et exacerbé avec l’adaptation du règlement primitif faite par le Père François Lefranc (1739-1792), qui y introduit des termes typiquement Eudistes, tels que « former Jésus-Christ dans les Cœurs » ou bien « un grand détachement pour ne penser qu’aux moyens de faire régner Jésus-Christ dans les cœurs ». Une ère de prospérité s’ouvre pour la petite congrégation naissante, les religieuses augmentent rapidement, les sœurs du Sacré-Cœur essaiment dans le diocèse à Sainteny, Saint Sauveur le Vicomte, Granville, Landelles…

La Révolution française vient stopper ce développement. En 1790, le parloir du couvent de Périers est occupé par les officiers municipaux. L’année suivante, les sœurs sont dans l’obligation de prêter serment à la Constitution civile du clergé, « elles s’y refusèrent, préférant à leur sécurité l’intégralité de leur foi ». Elles seront chassées et leurs biens confisqués. Durablement marquée par ces épisodes, la congrégation ne se relèvera seulement qu’après deux décennies de tourmente, en 1824. D’abord à Périers, berceau de la fondation, puis à Marigny, et enfin Coutances, pour se multiplier ensuite dans le diocèse.

* Les Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie ont accueilli en 1996, par voie de fusion la Congrégation du Sacré-Coeur de Coutances. 

Thomas Aubin, archiviste de la congrégation

Des mercis de la part de l’association 100 pour 1 (France)

Depuis le printemps 2024, la maison qui était occupée par les sœurs rue des Nouettes au Château d’Olonne est louée par l’association 100 pour 1 qui héberge des personnes en difficultés.

Notre association fondée en 2017, accueille, héberge, accompagne des personnes qui se retrouvent à la rue, en leur offrant un hébergement d’urgence.

Grâce à vous par vos dons généreux et réguliers, grâce aux maisons qui nous sont mises à disposition par des particuliers ou des villes, comme les Sables d’Olonne ou Talmont Saint Hilaire, aujourd’hui, 64 personnes dont 36 enfants, petits et grands sont hébergés.

Grâce à notre action, 21 personnes ont quitté Cent pour Un au cours de cette année pour un logement pérenne ou une autre destination.

Ensemble, nous contribuons à faire vivre la fraternité en rendant des gens heureux.

Oui, nous en sommes témoins, le monde devient beau quand plusieurs personnes se mettent ensemble pour donner du bonheur.

Une famille congolaise, Gabriel, Niclette et leurs cinq enfants, a été hébergée à l’étage de votre maison dès le mois de mai 2024, ils viennent de recevoir leurs cartes de séjour et sont en attente d’un logement social.

J’ai rejoint Gabriel, pour l’aider à nettoyer le jardin tout fleuri en ce début de printemps… Ces quelques heures passées à désherber et à tailler, parmi les camélias et les violettes nous ont permis de vivre un beau moment.

Anita

 

Nous sommes une goutte d’eau dans cet océan de douleur du « mal vivre ensemble », mais ce que m’apporte Cent pour Un est à prendre en compte. Nous accueillons quelques hébergés auxquels nous offrons un toit, de la chaleur, beaucoup d’attention et de dévouement, de protection, mais aussi de notre temps. Nous faisons le maximum pour rendre la vie de ces personnes hébergées, la plus douce possible et les mettre en conditions pour leur futur cheminement. Mais grâce au support de l’association, notre travail prend une autre dimension. La convivialité, les échanges et l’entraide, nous donnent l’envie de continuer et d’aller plus loin.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

 Pierre

 

« Je souhaite vous partager mon témoignage et vous remercier.

Votre association m’a énormément aidée et continue à m’aider aujourd’hui, sans les personnes qui m’ont accueillie je ne pouvais pas m’en sortir et avancer dans mon combat de tous les jours.

Je suis arrivée aux Sables d’Olonne début mars 2024, j’avais simplement une voiture, un mois de permis et toutes mes affaires dans mon coffre, un rendez-vous d’entretien d’embauche pour le lendemain.

J’étais enceinte de cinq mois quand j’ai frappé à la porte de l’association…  J’ai été accueillie, il n’y avait pas de place de disponible, mais une solution a été trouvée. Après plusieurs appels passés, le soir-même j’étais hébergée dans un logement d’urgence du CCAS. L’association Saint Vincent de Paul m’a fourni un colis pour me nourrir.

Deux mois après, j’ai été hébergée par l’association, dans un logement qui a été meublé, j’ai des beaux rideaux, une nappe et plein de choses, et les personnes continuent à prendre soin de moi.

Fin février 2025, avec ma petite fille Vanina je viens d’emménager dans un logement social et j’ai quitté l’association. Aujourd’hui je suis sereine, heureusement que l’association m’ait ouvert grandes ses portes, grâce aux personnes rencontrées je peux continuer à me battre. Un grand merci à vous.»

Océane, hébergée au rez-de-chaussée à la maison des Nouettes

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8 mars 1975 – 8 mars 2025, 50 ans en République Dominicaine (France)

Le 8 mars 1975, Marie Thérèse Belaud et Marie Paule Leboeuf arrivent en République Dominicaine accompagnées de Céline Perron, canadienne, membre du premier groupe de Sœurs des Sacrés Cœurs, envoyées en mission dans ce beau pays.

50 ans ont passé, elles partagent quelques souvenirs lumineux de leur mission : former des catéchistes, susciter et soutenir des Communautés de Base ; favoriser la promotion féminine et plus tard accompagner la pastorale familiale ; accompagner des groupes, accueillir des jeunes filles désireuses de partager notre vie religieuse. Enfin, depuis 2001, cheminer avec des laïcs associés.

 « Si nous n’avions qu’un seul mot à dire, ce serait MERCI.  Nous avons tant reçu des catéchistes, des animateurs des communautés chrétiennes, des groupes de femmes, de jeunes. La foi contagieuse des gens simples et accueillants, leur soif de Dieu nous ont profondément marquées et soutenues.  Leur joie de découvrir la Bible comme une histoire d’amour, d’accueillir la Parole de Dieu qui s’adresse à chacun personnellement et les rejoint au cœur de leur vie. Nous avons vu des femmes, des hommes, des jeunes transformés parce qu’on leur faisait confiance, qu’ils/elles se sentaient reconnus, heureux de donner gratuitement ce qu’ils recevaient gratuitement.  Nos différentes activités avec eux nous ont permis de partager le meilleur de nous-mêmes… Nous avons reçu énormément du Seigneur et de toutes ces personnes dont nous partagions la vie ordinaire. Et nous pouvons dire que « Les pauvres nous ont évangélisées. »

Les jeunes nous ont beaucoup apporté : leur enthousiasme, leur désir d’étudier, de servir la société, leur peuple… 30 ans après, ils sont reconnaissants de ce qu’ils ont reçu et partagé à travers la pastorale des jeunes, de ce qu’ils ont pu déployer dans leur vie familiale et professionnelle. Assez vite nous avons été attentives à la pastorale vocationnelle et avons suscité des petits groupes d’aspirantes.

Après plusieurs années de présence dans le pays, nous étions prêtes à accueillir et former des jeunes dominicaines appelées à la vie religieuse. Notre groupe avait grandi grâce à des sœurs venues de France, nous étions heureuses de l’enrichir grâce à la présence de sœurs dominicaines. La troisième communauté sera celle du Noviciat à Santiago.  Marie Thérèse Belaud a été la 1ère formatrice. Les jeunes dominicaines sont ouvertes au monde, un monde qui a beaucoup évolué ces dernières décennies.  Habitées par l’Amour du Christ, elles se donnent au service de leur peuple et doivent faire face à de nouveaux besoins et de nombreux défis. Elles travaillent en Education (enseignement, économat, thérapie d’apprentissage) en Pastorale sociale, en Catéchèse, dans la Santé… toujours proches de leur peuple. Elles sont 7 actuellement, un petit groupe très dynamique auquel s’est jointe, depuis mars 2012, Sœur Sandrine de Madagascar, bien intégrée dans le groupe et dans le pays.

Notre cheminement avec les associés, à partir de 2001 a aussi été un « cadeau », un chemin de vie. En même temps qu’ils découvraient nos Sources, ils y puisaient force et dynamisme pour approfondir leur vie chrétienne et devenir témoins de l’Amour dans leur vie quotidienne. Aujourd’hui, sœurs et associés avons la conviction que nos vocations se soutiennent, s’enrichissent les unes les autres pour le bien de la société et de l’Eglise. Les associés sont maintenant une centaine et depuis 2023, une associée : Delkis, est la responsable du groupe.

Tout n’a pas été rose, vous vous en doutez bien. Les difficultés, les épreuves ont été présentes aussi, tout au long du chemin mais tout cela a été déposé dans le Cœur Miséricordieux de Jésus.

Oui, nos cœurs débordent d’action de grâce envers le Seigneur : Il nous a donné le centuple en frères et sœurs… Pour chacun d’entre eux/elles MERCI… Pour chacune de vous, sœurs des différents pays, qui avez ouvert le chemin ou qui nous avez soutenues par vos prières et votre offrande quotidienne MERCI !

Sr Marie-Thérèse BELAUD et Sr Marie-Paule LEBOEUF

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Tempête de neige ? (Canada)

Comme vous l’avez peut-être appris, j’ai pu découvrir ce qu’était une tempête de neige au Canada ces derniers jours. Jeudi dernier, puis dimanche, Montréal a connu deux « tempêtes » successives. A dire vrai, jeudi soir, après avoir admiré la neige tomber de manière continue et plus densément par ma fenêtre, je me demandais bien où était passée la tempête… Pas le moindre gros coup de vent reconnu ! Et le lendemain, simplement un dépôt sur le rebord.

Grâce à un échange avec une étudiante dimanche, j’ai saisi que j’avais projeté sur ce mot ma réalité française où tempête rime avec pluie et vent fort. Ici, il peut s’agir de l’arrivée d’une grande quantité de neige seulement. Et en effet, lors de ma promenade du samedi, j’ai bien réalisé que maintenant mon pied pouvait s’enfoncer de 50 cm comme je vous le racontais dans mon précédent article. J’avais aussi été impressionnée par la quantité de neige au sol entre le début de la messe et mon retour à la résidence… J’ai pu constater aussi de la poudrerie, c’est-à-dire de la neige déjà au sol soulevée et poussée sous l’effet du blizzard.

J’ai aussi appris cette semaine qu’il s’agissait d’un événement spécial puisque cela fait plus d’un siècle qu’une telle quantité de neige n’était pas tombée sur les rues de Montréal, 72 cm en 4 jours. À titre de comparaison, il est tombé 40 cm de neige sur Montréal durant tout le mois de janvier. Je vous laisse admirer le paysage qui m’entourait après la première tempête : arbustes en couvertures blanches, stalactites à domicile, la rivière des Prairies bien gelée, même la chute après le barrage…

Et voici maintenant des photos prises 3 jours après la deuxième tempête, sous le soleil mais à -12 degrés tout de même ! Voyez l’obstruction de ma fenêtre de chambre, puis la hauteur des bancs de neige à la sortie de la résidence. Merci aux âmes généreuses qui ont pelleté toute cette neige pour nous assurer un passage, presque une tranchée extérieure… Ce mercredi, en marchant vers le boulevard, je réalise qu’il n’y a plus de trottoirs car ils sont recouverts de neige… Par contre, les trottoirs du grand boulevard sont dégagés et l’on y circule fluidement, ce qui n’est pas le cas dans les rues parallèles. Mon retour de la station de métro le soir a demandé vigilance et condition sportive pour les 2 kms à réaliser…

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J’ai aussi appris ce qui donne de la joie en ces jours, ce sont tous les gestes d’entraide entre voisins ou Montréalais pour dégager les voitures, notamment celles des personnes âgées. Et aussi que, parfois, la charité est invitée à s’étendre quand on n’a pas retrouvé le bon véhicule sous la neige !!! Expérience pas si rare que cela visiblement… De nombreuses voitures étaient totalement invisibles sous la neige lundi matin. De nombreux établissements scolaires ont d’ailleurs été fermés et les personnes invitées autant que possible à télétravailler, le temps que les opérations de déneigement libèrent les axes principaux.

Sr Isabelle G.

https://srisabelleaucanada.wordpress.com

« Allez, l’Eglise compte sur vous ! » (France)

C’est avec un grand plaisir pour nous de vous partager quelques fruits de notre session Welcome du 10 au 14 février 2025, au centre spiritain Chevilly-Larue (Paris). C’était une session organisée par la CORREF (Conférence des Religieux et Religieuses de France) pour les religieux et religieuses missionnaires en France.

Nous étions 51 venant de 21 Pays et 35 congrégations masculines et féminines. La session a commencé par la visite de Notre-Dame de Paris suivie d’un pique-nique partagé à la CORREF pour notre groupe. Ce partage signifiait déjà la vie fraternelle dans l’interculturalité.

Cette formation nous a permis de découvrir la CORREF et sa mission, l’histoire de France, la culture de ce pays et l’histoire de l’Église. Ce dernier apport nous a permis de découvrir et d’entrer dans notre mission dans la joie et dans la paix. De plus, ça nous encourage à avancer et donner sens à notre mission : l’échange favorise l’ouverture. Grâce à la session, nous avons pris conscience la liberté intérieure pour participer à la mission. La formation nous a offert l’audace d’entrer dans le dialogue fraternel et gratuit. Ça nous a donné beaucoup d’éclaircissements sur la vie en interculturalité avec l’expérience du Congo (pour Francine) et du Canada (pour Blandine) ainsi que maintenant en France. Ça nous a donné de la force pour vivre la proximité dans la différence.

Estce que « l’interculturel est un problème ou défis »[1] ? Selon Monsieur Pierre Diarra, nous désirons souvent montrer la ressemblance, mais nous sommes différents. Cette différence provoque souvent la peur. C’est la peur de quoi et de qui ? Selon Marie Marcelle DESMARAIS, directrice de l’Institut de la Formation Humaine Intégrale de Montréal, elle parle de « la peur de l’inconnu ». En chaque individu, habite la peur. Comme « nous sommes invitées à vivre ensemble et à nous transformer ensemble » pour vivre l’interculturel, nous sommes appelées à briser les murs de nos peurs.

Étant missionnaires, nous sommes interpelées par le sens d’observation et se faire proche pour mieux intégrer et adopter la culture du pays. Le partage des expériences enrichit le groupe en prenant conscience, par exemple de la valeur cachée durant les repas. Par contre, pour la vie interculturelle, chaque membre est appelé à se convertir en faisant aboutir le projet de vie. C’est une joie pour nous de témoigner de notre expérience inter- communautaire et interculturelle vécue dans différents pays comme au Congo, ou à Montréal et en France… Au mois de décembre, nous nous sommes réjouies de l’ouverture de nos sœurs de communauté qui décidaient ensemble la manière de vivre la fin d’année et le Nouvel An. C’était la nouveauté pour les trois communautés qui l’ont vécue : communautés des Trois Ponts, de Bourgenay et du 16 Place François Mitterrand. Avec l’ouverture de chacune, il a été possible de créer de la nouveauté : accepter de rester veiller pour la fin d’année en priant, en dînant, en chantant en karaoké, en jouant aux cartes pour les unes, en dansant pour les autres, en partageant une véritable expérience de joie et en finissant bien sûr par le chocolat chaud comme c’est la tradition.

Pour nous, c’est cette vie d’interculturalité qui témoigne de la fraternité et de la joie de l’Évangile. Étant malgaches, nous ne nous sentions pas loin de notre pays d’origine ou loin de notre famille. Nous avons ainsi vu que nous avons pris beaucoup de temps pour s’écouter, pour partager et pour se détendre ensemble.

Récemment pendant la formation Welcome, nous avons aussi eu cette occasion de vivre l’interculturalité à travers la liturgie et la soirée culturelle.

La formation nous permit de voir le choc culturel qu’on ne peut pas ignorer. Avec l’éclairage de l’intervenant, nous retenons que c’est important d’avoir un esprit prévoyant, organisateur et autonome pour favoriser la mobilité et l’adaptabilité. Exemple : l’anticipation du voyage en achetant de billet, prendre le rendez-vous en ligne ou regarder le trajet par GPS avant de départ.

Pour favoriser la vie ensemble, nous avons appris les « cinq amis de dialogue » : le respect, l’amitié, l’humilité, la patience, l’écoute. Les cinq ennemis qui bloquent le dialogue sont le silence, la peur, le tout savoir, l’orgueil (il n’y a que moi qui connais) et le mépris.

Face au défi de la différence, pour s’enrichir mutuellement, en communauté, il est important d’accepter de s’assoir et de discuter sur ce qui nous convient et ce qui nous permet de témoigner du sens de notre vie religieuse. Nous sommes interpelées à découvrir ce qui est bon chez l’autre et à s’inspirer mutuellement les uns et les autres.

Nous sommes très impressionnées par la solidarité de la vie religieuse en France. Nous sommes frappées par la disparition de certaines congrégations qui existaient depuis plus d’un siècle et l’implantation de certaines congrégations originaires de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique Latine. Certaines situations sont difficiles. Certaines réalités confirment aussi notre valeur comme le témoignage fraternel qui est quelque chose d’irremplaçable et quelque chose que les gens sentent.

Plusieurs lumières ont été apportées par l’intervention d’une personne d’une ambassade de l’étranger en lien avec la laïcité. Nous retenons que la laïcité est la liberté de croire ou de ne pas croire, laïcité rattachée à la devise de la France : Liberté, Égalité et Fraternité. En écoutant son témoignage, nous avons été très contentes de voir comment il témoignait de sa vie de foi en étant fonctionnaire d’état et catholique. Nous avons compris qu’il y a de fausses interprétations de la laïcité. Cet éclaircissement nous a ouvert sur l’histoire de l’Église Catholique et l’État français depuis le baptême du roi Clovis : le moment où on a appliqué que la religion de l’état est la religion des peuples. On voit que la France est un beau pays « Catho laïc » comme il nous a dit. L’histoire nous amène à comprendre la séparation de l’Église et de l’État à partir de 1905. Les exemples ouvrent nos yeux pour percevoir la vraie réalité de ces deux institutions. Nous avons été étonnées comment l’État respecte et crée des conditions pour les peuples continuent de vivre leur foi en prenant le cas des aumôneries de la prison et de l’hôpital. Voir aussi comment cette liberté favorise une émission télévision de la République française comme le Jour du Seigneur qui existe jusqu’aujourd’hui. La formation nous a donné une plus juste et vraie représentation de la France… Il a été aussi évoqué la question des abus dans l’Église et dans nos pays. Dans d’autres pays d’origine des participantes de la session, l’abus sexuel est un sujet caché dont on ne parle pas. Cela nous met en marche d’accueillir ce que l’on vit en France.

Nous sommes très reconnaissantes envers la congrégation qui nous a permis de profiter de cette formation. Cette expérience reste gravée dans notre cœur. Nous souhaitons à tous, toutes, de devenir un témoin d’espérance là où nous sommes.

Vive les deux Sacrés Cœurs !

Blandine et Francine.

[1] Question de monsieur Pierre Diarra

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« En marche vers Assise » (France)

C’est avec ce titre de la rencontre-témoignage du 25 janvier 2025, que la famille GIRAUDEAU GUYOCHET est venue présenter son périple de l’année 2024.

Une très nombreuse assemblée, avec des sœurs bien sûr, mais aussi des amis et membres de la famille et d’autres personnes en attente de découvrir ce projet à 7 avec des enfants de 6 mois à 8 ans.

Ce fut un beau moment de partage de cette aventure humaine, familiale et aussi spirituelle. Les enfants ont participé aussi en rappelant des anecdotes. Des  joies, des difficultés quotidiennes, de l’inattendu, de l’accueil, de la liberté et de l’amour, beaucoup de souvenirs avec un diaporama riche en photos !

Que Saint François continue de guider cette belle famille !

Sœur Anne

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Pour la promotion féminine où nous sommes présentes ! (Généralat)

Ce lundi 3 février, la maison générale a eu le plaisir de recevoir une quinzaine de femmes membres du Zonta Club des Sables d’Olonne

et  Agora Club (https://www.club-agora-france.fr/qui-sommes-nous/).

C’est par la nièce de Sr Gilberte Gaudin que nous avions connu l’association Zonta club qui oeuvre pour « Construire un monde meilleur pour les femmes et les filles ».

Un concert a été donné en décembre dernier en faveur des oeuvres de promotion féminine à Madagascar et au Congo.

Elles sont donc venues nous porter leur généreuse offrande que nous enverrons pour aider les femmes et jeunes filles apprenantes en couture et étudiantes à l’université dont les conditions d’hébergement sont inacceptables pour la sécurité de leur intégrité. Le goûter offert par le Zonta Club a été pris dans une belle ambiance.

Pour toutes les personnes aidées, grand merci !

Pour le Conseil Général, Sr Anne V.

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Une crèche vivante à la Maison mère (France)

A quelques heures de Noël, les sœurs ont vécu un temps de grâces. Elles ont eu la joie d’accueillir, le temps d’un après-midi, un chœur intergénérationnel  « Les Cœurs en chœur »

Témoignage recueilli de Françoise, cheffe de chœur : « Quelle joie de partager ce moment avec toutes ces épouses du Seigneur. Bonnes fêtes de Noël à tous. Gaudete ! Gaudete ! Un Sauveur nous est né ! »

Témoignages des enfants : « c’était la 1ère fois que je rencontrais des religieuses, j’ai passé un excellent moment, merci !     « au départ, j’étais spectatrice, mais à la fin, je me suis déguisée en roi mage »  

Découvrons ensemble les personnages de Joseph, Marie avec l’enfant Jésus

Les anges, les étoiles, sans oublier les trois rois mages joués par des sœurs et des enfants. Bravo aux sœurs, et aux choristes.

« Il est né le Divin enfant, jour de fête aujourd’hui sur terre, il est né le Divin enfant, chantons tous son avènement »

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                                                                         Sandrine Thomas, assistante de communauté

Célébration de Noël avec les enfants de l’école St Louis de Mormaison (France)

C’est en chantant « Avent aventure en chemin vers Noël, Avent aventure c’est bientôt Noël !  …. » que les enfants sont entrés dans l’église de Mormaison. Ce chant a rythmé toute la célébration, préparée avec soin par toute l’équipe éducative de l’école, accompagné du P. Brethé qui a commenté l’évangile de la Nativité.

Le message essentiel de Noël était au cœur de cette célébration. « Avent aventure en chemin vers Noël,…Un, deux, trois, quatre, Quatre bougies, Oui, je souris, Ah ! J’applaudis, Chut ! Plus de bruit, Jésus vient dans la nuit. Avent, aventure, c’est bientôt Noël. Chaque enfant a exprimé des messages de Paix, d’Espérance, d’Amour…pour aujourd’hui. Ils sont tous repartis en venant prendre quelques instants de silence devant la crèche. Bravo à toute l’équipe éducative sans oublier les enfants. JOYEUX NOËL à tous !

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Sandrine Thomas, assistante de communauté