
8 mars 1975 – 8 mars 2025, 50 ans en République Dominicaine (France)
Le 8 mars 1975, Marie Thérèse Belaud et Marie Paule Leboeuf arrivent en République Dominicaine accompagnées de Céline Perron, canadienne, membre du premier groupe de Sœurs des Sacrés Cœurs, envoyées en mission dans ce beau pays.
50 ans ont passé, elles partagent quelques souvenirs lumineux de leur mission : former des catéchistes, susciter et soutenir des Communautés de Base ; favoriser la promotion féminine et plus tard accompagner la pastorale familiale ; accompagner des groupes, accueillir des jeunes filles désireuses de partager notre vie religieuse. Enfin, depuis 2001, cheminer avec des laïcs associés.
« Si nous n’avions qu’un seul mot à dire, ce serait MERCI. Nous avons tant reçu des catéchistes, des animateurs des communautés chrétiennes, des groupes de femmes, de jeunes. La foi contagieuse des gens simples et accueillants, leur soif de Dieu nous ont profondément marquées et soutenues. Leur joie de découvrir la Bible comme une histoire d’amour, d’accueillir la Parole de Dieu qui s’adresse à chacun personnellement et les rejoint au cœur de leur vie. Nous avons vu des femmes, des hommes, des jeunes transformés parce qu’on leur faisait confiance, qu’ils/elles se sentaient reconnus, heureux de donner gratuitement ce qu’ils recevaient gratuitement. Nos différentes activités avec eux nous ont permis de partager le meilleur de nous-mêmes… Nous avons reçu énormément du Seigneur et de toutes ces personnes dont nous partagions la vie ordinaire. Et nous pouvons dire que « Les pauvres nous ont évangélisées. »
Les jeunes nous ont beaucoup apporté : leur enthousiasme, leur désir d’étudier, de servir la société, leur peuple… 30 ans après, ils sont reconnaissants de ce qu’ils ont reçu et partagé à travers la pastorale des jeunes, de ce qu’ils ont pu déployer dans leur vie familiale et professionnelle. Assez vite nous avons été attentives à la pastorale vocationnelle et avons suscité des petits groupes d’aspirantes.
Après plusieurs années de présence dans le pays, nous étions prêtes à accueillir et former des jeunes dominicaines appelées à la vie religieuse. Notre groupe avait grandi grâce à des sœurs venues de France, nous étions heureuses de l’enrichir grâce à la présence de sœurs dominicaines. La troisième communauté sera celle du Noviciat à Santiago. Marie Thérèse Belaud a été la 1ère formatrice. Les jeunes dominicaines sont ouvertes au monde, un monde qui a beaucoup évolué ces dernières décennies. Habitées par l’Amour du Christ, elles se donnent au service de leur peuple et doivent faire face à de nouveaux besoins et de nombreux défis. Elles travaillent en Education (enseignement, économat, thérapie d’apprentissage) en Pastorale sociale, en Catéchèse, dans la Santé… toujours proches de leur peuple. Elles sont 7 actuellement, un petit groupe très dynamique auquel s’est jointe, depuis mars 2012, Sœur Sandrine de Madagascar, bien intégrée dans le groupe et dans le pays.
Notre cheminement avec les associés, à partir de 2001 a aussi été un « cadeau », un chemin de vie. En même temps qu’ils découvraient nos Sources, ils y puisaient force et dynamisme pour approfondir leur vie chrétienne et devenir témoins de l’Amour dans leur vie quotidienne. Aujourd’hui, sœurs et associés avons la conviction que nos vocations se soutiennent, s’enrichissent les unes les autres pour le bien de la société et de l’Eglise. Les associés sont maintenant une centaine et depuis 2023, une associée : Delkis, est la responsable du groupe.
Tout n’a pas été rose, vous vous en doutez bien. Les difficultés, les épreuves ont été présentes aussi, tout au long du chemin mais tout cela a été déposé dans le Cœur Miséricordieux de Jésus.
Oui, nos cœurs débordent d’action de grâce envers le Seigneur : Il nous a donné le centuple en frères et sœurs… Pour chacun d’entre eux/elles MERCI… Pour chacune de vous, sœurs des différents pays, qui avez ouvert le chemin ou qui nous avez soutenues par vos prières et votre offrande quotidienne MERCI !
Sr Marie-Thérèse BELAUD et Sr Marie-Paule LEBOEUF
Tempête de neige ? (Canada)
Comme vous l’avez peut-être appris, j’ai pu découvrir ce qu’était une tempête de neige au Canada ces derniers jours. Jeudi dernier, puis dimanche, Montréal a connu deux « tempêtes » successives. A dire vrai, jeudi soir, après avoir admiré la neige tomber de manière continue et plus densément par ma fenêtre, je me demandais bien où était passée la tempête… Pas le moindre gros coup de vent reconnu ! Et le lendemain, simplement un dépôt sur le rebord.
Grâce à un échange avec une étudiante dimanche, j’ai saisi que j’avais projeté sur ce mot ma réalité française où tempête rime avec pluie et vent fort. Ici, il peut s’agir de l’arrivée d’une grande quantité de neige seulement. Et en effet, lors de ma promenade du samedi, j’ai bien réalisé que maintenant mon pied pouvait s’enfoncer de 50 cm comme je vous le racontais dans mon précédent article. J’avais aussi été impressionnée par la quantité de neige au sol entre le début de la messe et mon retour à la résidence… J’ai pu constater aussi de la poudrerie, c’est-à-dire de la neige déjà au sol soulevée et poussée sous l’effet du blizzard.
J’ai aussi appris cette semaine qu’il s’agissait d’un événement spécial puisque cela fait plus d’un siècle qu’une telle quantité de neige n’était pas tombée sur les rues de Montréal, 72 cm en 4 jours. À titre de comparaison, il est tombé 40 cm de neige sur Montréal durant tout le mois de janvier. Je vous laisse admirer le paysage qui m’entourait après la première tempête : arbustes en couvertures blanches, stalactites à domicile, la rivière des Prairies bien gelée, même la chute après le barrage…

Et voici maintenant des photos prises 3 jours après la deuxième tempête, sous le soleil mais à -12 degrés tout de même ! Voyez l’obstruction de ma fenêtre de chambre, puis la hauteur des bancs de neige à la sortie de la résidence. Merci aux âmes généreuses qui ont pelleté toute cette neige pour nous assurer un passage, presque une tranchée extérieure… Ce mercredi, en marchant vers le boulevard, je réalise qu’il n’y a plus de trottoirs car ils sont recouverts de neige… Par contre, les trottoirs du grand boulevard sont dégagés et l’on y circule fluidement, ce qui n’est pas le cas dans les rues parallèles. Mon retour de la station de métro le soir a demandé vigilance et condition sportive pour les 2 kms à réaliser…
J’ai aussi appris ce qui donne de la joie en ces jours, ce sont tous les gestes d’entraide entre voisins ou Montréalais pour dégager les voitures, notamment celles des personnes âgées. Et aussi que, parfois, la charité est invitée à s’étendre quand on n’a pas retrouvé le bon véhicule sous la neige !!! Expérience pas si rare que cela visiblement… De nombreuses voitures étaient totalement invisibles sous la neige lundi matin. De nombreux établissements scolaires ont d’ailleurs été fermés et les personnes invitées autant que possible à télétravailler, le temps que les opérations de déneigement libèrent les axes principaux.
Sr Isabelle G.
« Allez, l’Eglise compte sur vous ! » (France)
C’est avec un grand plaisir pour nous de vous partager quelques fruits de notre session Welcome du 10 au 14 février 2025, au centre spiritain Chevilly-Larue (Paris). C’était une session organisée par la CORREF (Conférence des Religieux et Religieuses de France) pour les religieux et religieuses missionnaires en France.
Nous étions 51 venant de 21 Pays et 35 congrégations masculines et féminines. La session a commencé par la visite de Notre-Dame de Paris suivie d’un pique-nique partagé à la CORREF pour notre groupe. Ce partage signifiait déjà la vie fraternelle dans l’interculturalité.
Cette formation nous a permis de découvrir la CORREF et sa mission, l’histoire de France, la culture de ce pays et l’histoire de l’Église. Ce dernier apport nous a permis de découvrir et d’entrer dans notre mission dans la joie et dans la paix. De plus, ça nous encourage à avancer et donner sens à notre mission : l’échange favorise l’ouverture. Grâce à la session, nous avons pris conscience la liberté intérieure pour participer à la mission. La formation nous a offert l’audace d’entrer dans le dialogue fraternel et gratuit. Ça nous a donné beaucoup d’éclaircissements sur la vie en interculturalité avec l’expérience du Congo (pour Francine) et du Canada (pour Blandine) ainsi que maintenant en France. Ça nous a donné de la force pour vivre la proximité dans la différence.
Est–ce que « l’interculturel est un problème ou défis »[1] ? Selon Monsieur Pierre Diarra, nous désirons souvent montrer la ressemblance, mais nous sommes différents. Cette différence provoque souvent la peur. C’est la peur de quoi et de qui ? Selon Marie Marcelle DESMARAIS, directrice de l’Institut de la Formation Humaine Intégrale de Montréal, elle parle de « la peur de l’inconnu ». En chaque individu, habite la peur. Comme « nous sommes invitées à vivre ensemble et à nous transformer ensemble » pour vivre l’interculturel, nous sommes appelées à briser les murs de nos peurs.
Étant missionnaires, nous sommes interpelées par le sens d’observation et se faire proche pour mieux intégrer et adopter la culture du pays. Le partage des expériences enrichit le groupe en prenant conscience, par exemple de la valeur cachée durant les repas. Par contre, pour la vie interculturelle, chaque membre est appelé à se convertir en faisant aboutir le projet de vie. C’est une joie pour nous de témoigner de notre expérience inter- communautaire et interculturelle vécue dans différents pays comme au Congo, ou à Montréal et en France… Au mois de décembre, nous nous sommes réjouies de l’ouverture de nos sœurs de communauté qui décidaient ensemble la manière de vivre la fin d’année et le Nouvel An. C’était la nouveauté pour les trois communautés qui l’ont vécue : communautés des Trois Ponts, de Bourgenay et du 16 Place François Mitterrand. Avec l’ouverture de chacune, il a été possible de créer de la nouveauté : accepter de rester veiller pour la fin d’année en priant, en dînant, en chantant en karaoké, en jouant aux cartes pour les unes, en dansant pour les autres, en partageant une véritable expérience de joie et en finissant bien sûr par le chocolat chaud comme c’est la tradition.
Pour nous, c’est cette vie d’interculturalité qui témoigne de la fraternité et de la joie de l’Évangile. Étant malgaches, nous ne nous sentions pas loin de notre pays d’origine ou loin de notre famille. Nous avons ainsi vu que nous avons pris beaucoup de temps pour s’écouter, pour partager et pour se détendre ensemble.
Récemment pendant la formation Welcome, nous avons aussi eu cette occasion de vivre l’interculturalité à travers la liturgie et la soirée culturelle.
La formation nous permit de voir le choc culturel qu’on ne peut pas ignorer. Avec l’éclairage de l’intervenant, nous retenons que c’est important d’avoir un esprit prévoyant, organisateur et autonome pour favoriser la mobilité et l’adaptabilité. Exemple : l’anticipation du voyage en achetant de billet, prendre le rendez-vous en ligne ou regarder le trajet par GPS avant de départ.
Pour favoriser la vie ensemble, nous avons appris les « cinq amis de dialogue » : le respect, l’amitié, l’humilité, la patience, l’écoute. Les cinq ennemis qui bloquent le dialogue sont le silence, la peur, le tout savoir, l’orgueil (il n’y a que moi qui connais) et le mépris.
Face au défi de la différence, pour s’enrichir mutuellement, en communauté, il est important d’accepter de s’assoir et de discuter sur ce qui nous convient et ce qui nous permet de témoigner du sens de notre vie religieuse. Nous sommes interpelées à découvrir ce qui est bon chez l’autre et à s’inspirer mutuellement les uns et les autres.
Nous sommes très impressionnées par la solidarité de la vie religieuse en France. Nous sommes frappées par la disparition de certaines congrégations qui existaient depuis plus d’un siècle et l’implantation de certaines congrégations originaires de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique Latine. Certaines situations sont difficiles. Certaines réalités confirment aussi notre valeur comme le témoignage fraternel qui est quelque chose d’irremplaçable et quelque chose que les gens sentent.
Plusieurs lumières ont été apportées par l’intervention d’une personne d’une ambassade de l’étranger en lien avec la laïcité. Nous retenons que la laïcité est la liberté de croire ou de ne pas croire, laïcité rattachée à la devise de la France : Liberté, Égalité et Fraternité. En écoutant son témoignage, nous avons été très contentes de voir comment il témoignait de sa vie de foi en étant fonctionnaire d’état et catholique. Nous avons compris qu’il y a de fausses interprétations de la laïcité. Cet éclaircissement nous a ouvert sur l’histoire de l’Église Catholique et l’État français depuis le baptême du roi Clovis : le moment où on a appliqué que la religion de l’état est la religion des peuples. On voit que la France est un beau pays « Catho laïc » comme il nous a dit. L’histoire nous amène à comprendre la séparation de l’Église et de l’État à partir de 1905. Les exemples ouvrent nos yeux pour percevoir la vraie réalité de ces deux institutions. Nous avons été étonnées comment l’État respecte et crée des conditions pour les peuples continuent de vivre leur foi en prenant le cas des aumôneries de la prison et de l’hôpital. Voir aussi comment cette liberté favorise une émission télévision de la République française comme le Jour du Seigneur qui existe jusqu’aujourd’hui. La formation nous a donné une plus juste et vraie représentation de la France… Il a été aussi évoqué la question des abus dans l’Église et dans nos pays. Dans d’autres pays d’origine des participantes de la session, l’abus sexuel est un sujet caché dont on ne parle pas. Cela nous met en marche d’accueillir ce que l’on vit en France.
Nous sommes très reconnaissantes envers la congrégation qui nous a permis de profiter de cette formation. Cette expérience reste gravée dans notre cœur. Nous souhaitons à tous, toutes, de devenir un témoin d’espérance là où nous sommes.
Vive les deux Sacrés Cœurs !
Blandine et Francine.
[1] Question de monsieur Pierre Diarra
« En marche vers Assise » (France)
C’est avec ce titre de la rencontre-témoignage du 25 janvier 2025, que la famille GIRAUDEAU GUYOCHET est venue présenter son périple de l’année 2024.
Une très nombreuse assemblée, avec des sœurs bien sûr, mais aussi des amis et membres de la famille et d’autres personnes en attente de découvrir ce projet à 7 avec des enfants de 6 mois à 8 ans.
Ce fut un beau moment de partage de cette aventure humaine, familiale et aussi spirituelle. Les enfants ont participé aussi en rappelant des anecdotes. Des joies, des difficultés quotidiennes, de l’inattendu, de l’accueil, de la liberté et de l’amour, beaucoup de souvenirs avec un diaporama riche en photos !
Que Saint François continue de guider cette belle famille !
Sœur Anne
Pour la promotion féminine où nous sommes présentes ! (Généralat)
Ce lundi 3 février, la maison générale a eu le plaisir de recevoir une quinzaine de femmes membres du Zonta Club des Sables d’Olonne
et Agora Club (https://www.club-agora-france.fr/qui-sommes-nous/).
C’est par la nièce de Sr Gilberte Gaudin que nous avions connu l’association Zonta club qui oeuvre pour « Construire un monde meilleur pour les femmes et les filles ».
Un concert a été donné en décembre dernier en faveur des oeuvres de promotion féminine à Madagascar et au Congo.
Elles sont donc venues nous porter leur généreuse offrande que nous enverrons pour aider les femmes et jeunes filles apprenantes en couture et étudiantes à l’université dont les conditions d’hébergement sont inacceptables pour la sécurité de leur intégrité. Le goûter offert par le Zonta Club a été pris dans une belle ambiance.
Pour toutes les personnes aidées, grand merci !
Pour le Conseil Général, Sr Anne V.
Une crèche vivante à la Maison mère (France)
A quelques heures de Noël, les sœurs ont vécu un temps de grâces. Elles ont eu la joie d’accueillir, le temps d’un après-midi, un chœur intergénérationnel « Les Cœurs en chœur »
Témoignage recueilli de Françoise, cheffe de chœur : « Quelle joie de partager ce moment avec toutes ces épouses du Seigneur. Bonnes fêtes de Noël à tous. Gaudete ! Gaudete ! Un Sauveur nous est né ! »
Témoignages des enfants : « c’était la 1ère fois que je rencontrais des religieuses, j’ai passé un excellent moment, merci ! « au départ, j’étais spectatrice, mais à la fin, je me suis déguisée en roi mage »
Découvrons ensemble les personnages de Joseph, Marie avec l’enfant Jésus
Les anges, les étoiles, sans oublier les trois rois mages joués par des sœurs et des enfants. Bravo aux sœurs, et aux choristes.
« Il est né le Divin enfant, jour de fête aujourd’hui sur terre, il est né le Divin enfant, chantons tous son avènement »
Sandrine Thomas, assistante de communauté
Célébration de Noël avec les enfants de l’école St Louis de Mormaison (France)
C’est en chantant « Avent aventure en chemin vers Noël, Avent aventure c’est bientôt Noël ! …. » que les enfants sont entrés dans l’église de Mormaison. Ce chant a rythmé toute la célébration, préparée avec soin par toute l’équipe éducative de l’école, accompagné du P. Brethé qui a commenté l’évangile de la Nativité.
Le message essentiel de Noël était au cœur de cette célébration. « Avent aventure en chemin vers Noël,…Un, deux, trois, quatre, Quatre bougies, Oui, je souris, Ah ! J’applaudis, Chut ! Plus de bruit, Jésus vient dans la nuit. Avent, aventure, c’est bientôt Noël. Chaque enfant a exprimé des messages de Paix, d’Espérance, d’Amour…pour aujourd’hui. Ils sont tous repartis en venant prendre quelques instants de silence devant la crèche. Bravo à toute l’équipe éducative sans oublier les enfants. JOYEUX NOËL à tous !
Sandrine Thomas, assistante de communauté
Un souffle nouveau au Camping de Bourgenay (France)

Après l’assemblée générale extraordinaire du 14 décembre suivie de l’élection d’un nouveau bureau avec deux coprésidents : Francis Prouteau et Christian Chusseau, nous avons trinqué au bel avenir de l’Association Camping Espérance Bourgenay.
En effet, désormais, à la demande de la Congrégation, l’association Camping Espérance Bourgenay, association de loi 1901 à but non lucratif, est désormais l’unique gestionnaire du Camping sur le terrain qui reste la propriété des Soeurs des Sacrés Coeurs.
Des perspectives de développement autour du label « clef verte » et du respect de l’environnement, d’un accueil des cyclotouristes plus assumé, sont des projets sur lesquels les nouvelles commissions des membres très dynamiques du Conseil d’administration vont se pencher. Avec ces ambitions, la complémentarité des compétences dans l’équipe de l’association, la continuité des valeurs portées par les Soeurs de Mormaison, voilà beaucoup de raisons de se réjouir de ce nouvel élan avec l’Association !
Sr Anne VION, membre du C.A.
Site à redécouvrir : www.campinglesperance.wixsite.com
Des Sœurs des Sacrés-Cœurs en Algérie, trente ans de présence au Grand Séminaire d’Oran (France)
Quelques décennies avant de s’implanter plus durablement sur le continent africain dans la seconde moitié du XXème siècle, les Sœurs de Mormaison ont assuré une présence discrète, mais indispensable au Séminaire d’Oran, en Algérie durant un peu plus de trente années (1926-1957).
Des Filles du Bon Père Monnereau pour la tenue matérielle du Séminaire
C’est à Monseigneur Durand (1878-1945) Évêque d’Oran, qui avait entendu parler des Filles du Bon Père Monnereau, que l’on doit l’envoi de quelques sœurs pour l’Algérie. Pour convaincre la Supérieure de l’époque, il viendra durant trois années de suite à Mormaison lui demander de lui donner des sœurs pour le Grand Séminaire. Plusieurs raisons furent mises sur la table, d’abord, l’extrême besoin pour le Grand Séminaire d’avoir des personnes d’ordre et de piété, et puis l’intérêt de la Congrégation d’avoir une maison en Oranie, où elle pourrait envoyer se reposer et se guérir les jeunes Sœurs fatiguées de la poitrine.
Prudente, Mère Joseph de Nazareth (1869-1955) avec son conseil, décide tout de même la fondation du 216ème établissement de la Congrégation. Précisant bien que « cette fondation à Oran est un essai sans engagement définitif d’installation ». Le dimanche des rameaux, 28 mars 1926, les trois premières sœurs destinées pour cette nouvelle fondation partent, il s’agit de Sr Anne de Montfort (Esther Baudry) Supérieure de la fondation, de Sœur Saint Sébastien (Césarine Migné) et de Sœur Marie Saint Roch (Clémentine Orieux).
Le Séminaire d’Oran avant l’arrivée des sœurs est dans une pénible situation. Il accueille les grands et les petits séminaristes, qui sont peu nombreux et dont certaines vocations sont chancelantes. Pour ce qui est de la cuisine et de la tenue matérielle générale du séminaire, elle laisse à désirer. À leur arrivée, les trois sœurs doivent s’atteler à la tâche et ne pas ménager leur peine. Rapidement, seront reconnus leur dévouement, la qualité de leur travail pour les soins matériels d’alimentation, de la lingerie et un peu plus tard pour la tenue de l’économat du Séminaire. L’évêque d’Oran viendra même en personne à Mormaison, afin de remercier la Supérieure pour le travail réalisé au service des séminaristes et demander du renfort.
Récit d’un voyage, pour le jubilé d’argent des Sœurs des Sacrés-Cœurs : 25 ans de présence
Après le décès de Mgr Durand, en 1945, la Supérieure songe à rappeler les Sœurs du Séminaire. Mais c’est sans compter sur l’insistance du nouvel Évêque, Monseigneur Lacaste (1897-1994) qui ne voulait pas perdre l’aide précieuse des sœurs de Mormaison pour le Séminaire. Il dira même « J’attache une grande importance, au fait d’avoir à Oran des Religieuses de Mormaison. Les petits et les grands séminaristes ont besoin de voir des âmes qui prient et qui vivent dans la joie au service de Notre Seigneur ».
En 1951, cela fait vingt-cinq ans que les sœurs assurent la tenue matérielle du Séminaire, à cette occasion, une grande fête est organisée. La Supérieure Générale, Mère Ange du Sacré-Cœur (1878-1967) accompagnée de Sœur Louise du Sauveur traversent toutes deux la Méditerranée pour aller visiter les Sœurs d’Oran. Après avoir quitté la Vendée le 28 avril, elles arrivent le lendemain à Port-Vendres où « le grand paquebot l’El-Mansour nous attend pour nous transporter vers l’Afrique, 1000 km de traversée nous attendent ». Le lundi 30 avril, bouchons sur le pont du navire, « car déjà au loin, se dessine la crête des monts africains, nous approchons d’Oran, nous apercevons les monts, les villas semées sur les pentes, et surtout le sanctuaire de la Vierge de Santa-Crux, puis la ville bien assise sur le plateau, avec ses toits plats et ses palmiers ». Sur le port, une foule frémissante attend le paquebot, et quelques minutes après avoir mis pied à terre, les sœurs sont au Séminaire.
Le 2 mai, grande liesse au Séminaire, la joie fuse de partout, on fête les 25 ans de présence des Sœurs des Sacrés-Cœurs au Séminaire d’Oran. D’abord le matin avec la messe célébrée par Mgr Lacaste, puis le soir à la salle des fêtes ou tout le Séminaire est là, « nous sommes accueillies par une salve d’applaudissements, puis les chants continuent […] Mgr Lacaste tire les conclusions. Il fait ressortir en termes choisis les qualités de chacune de nos sœurs, celles des deux jubilaires surtout, leur travail silencieux, leur effacement en particulier, leur exemple permanent, la puissance du réseau de prières dont elles enveloppent professeurs et élèves ».
En 1957, après plus de trente ans de présence, la Congrégation décide le retrait des Religieuses du Séminaire d’Oran. Durant ces quelques années, les Sœurs de Mormaison auront contribué à faire grandir par « un humble et obscur labeur […] la vocation de nombreux prêtres, qui resteront longtemps imprégnés de l’esprit de ces religieuses, qu’ils ont vu prier et mettre dans leur prière, dans l’intimité de Notre Seigneur, toute la joie de leur vie ».
Thomas Aubin, archiviste de la congrégation
Visite de chantier à La Louisiane, La Roche-sur-Yon (France / Généralat)
Ce mercredi 18 décembre, les services économat de la France et du Conseil Général avec Sr Martine Chaillot, supérieure générale, ont eu une réunion de chantier avec l’architecte sur le site de la Louisiane.
Après avoir fait le point sur les avancées et points d’attention sur le projet du site, nous nous sommes armées d’un casque pour faire une visite tout en sécurité.
Pour rappel, ce site se prépare à accueillir :
- La maison de la communauté du généralat : les responsables de la Congrégation réunies en communauté ;
- Le bâtiment des services administratifs, économiques et de gouvernance de la congrégation avec des bureaux et salles de réunions ;
- Une salle extérieure pour des activités et réunions de groupes ;
- La maison d’une communauté des sœurs des Sacrés Cœurs pour vivre un accueil large ;
Ainsi que d’un petit logement destiné à héberger des personnes dans le besoin. Bien sûr, reste présent le foyer d’étudiantes La Louisiane toujours ouvert.

Une grue est venue s’installer : impressionnante !
Nous avons donc découvert la montée des murs du Pôle Services où la charpente va être installée courant janvier. La salle d’activités a ‘perdu’ sa couverture… Les fondations de la maison du généralat se préparent… il ne reste que les murs extérieurs de la maison de la communauté des sœurs. Nous avons apprécié les explications de l’équipe coordonnatrice du chantier. Le chantier s’est tu pour la trêve de Noël… La reprise est pour bientôt…

Sr Blandine qui intègre l’équipe de l’économat général a pu découvrir la réalité des travaux et toutes les questions que cela implique : la sécurité, les corps de métiers complémentaires sous la direction de l’architecte et du ‘gestionnaire’ du chantier. Ce fut pour tous un moment formateur !
Sr Anne, économe générale